Si le dessin, la peinture et la mise en couleur ont toujours fait partie de ma vie, ma
créativité s’est longtemps cantonnée au domaine culinaire. Les études de philosophie et de psychologie ne m’ayant pas préparé à la vie d’artiste, ce n’est qu’à l’âge adulte et avec la maturité que j’ai osé exprimer ma créativité autrement. La passion des papiers, celle des motifs et des couleurs se sont conjuguées avec le plaisir de peindre pour donner naissance à des « carpes Koï », des nénuphars,... Le défi est de réussir à saisir le mouvement et qu’il paraisse sur la toile ou le bois par le biais du papier et de la peinture sans mise en perspective ni ombrage. J’ai l’envie de faire réapparaître quelque chose de la grâce incomparable du vivant.
Pourquoi des carpes Koï comme sujet de prédilection ? C’est d’abord leur beauté
apaisante qui m’avait séduite puis j’ai été attirée par la symbolique de la carpe Koï dans la culture japonaise car elle représente la bravoure, la persévérance, le courage et l’amour. Tout ça dans un simple « poisson »...
Mon activité professionnelle dans le domaine de l’accompagnement thérapeutique m’a appris la valeur de ces qualités inspirantes car il faut parfois aller puiser au fond de soi et de ses ressources pour accomplir les gestes les plus simples. Alors à toute cette symbolique héritée d’une autre culture, j’ajouterai l’humilité et la force tranquille pour garder à l’esprit cette « Prière de la sérénité » de Marc-Aurèle : « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse d’en distinguer la différence. »